Du 7 au 8 octobre 2026, BEES ONG a pris part à l’atelier sous-régional de renforcement des capacités sur la Modification du Rayonnement Solaire (MRS), également appelée géo-ingénierie solaire, à Abidjan (Côte d’Ivoire). Des organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest y ont approfondi leur compréhension de ces technologies climatiques émergentes, de leurs risques et des enjeux de leur gouvernance.
BEES ONG était représentée par Frédéric HOUNGA, Chargé de Programme, au sein de la délégation béninoise conduite par Sauvons l’Environnement Bénin (SEB), avec Valorisation Agricole Association (VA-ASSOC), le Mouvement des Jeunes pour la Préservation des Écosystèmes Aquatiques (MJPEA) et AgroMEC Bénin. L’atelier a réuni des organisations de la société civile issues de neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone. Il était organisé par Sauvons l’Environnement Côte d’Ivoire, l’ONG Appui Solidaire pour le Renforcement de l’Aide au Développement (ASRAD) Mali et l’Alliance pour une délibération équitable sur la géo-ingénierie solaire (DSG).
La MRS est un ensemble de techniques envisagées pour modifier la quantité de rayonnement solaire absorbée par la Terre, afin de limiter temporairement le réchauffement climatique. Elle soulève toutefois toutefois de sérieuses questions scientifiques, environnementales et politiques, en raison des incertitudes sur ses effets régionaux. Les échanges ont porté sur ces risques, sur les conséquences possibles pour la mousson ouest-africaine et sur l’évolution des discussions internationales relatives à son encadrement.
Pour BEES ONG, cette participation s’inscrit dans une démarche de veille, d’apprentissage et de renforcement des connaissances sur les enjeux climatiques susceptibles d’affecter les zones humides, écosystèmes et communautés avec lesquels l’organisation travaille. Les éventuelles répercussions de la géo-ingénierie solaire sur les régimes de précipitations et les dynamiques climatiques régionales constituent en effet des sujets d’intérêt pour les territoires dépendant des ressources naturelles, notamment les zones humides. Au Bénin, ces enjeux concernent aussi les écosystèmes de la Réserve de biosphère de la Basse Vallée de l’Ouémé (RB-BVO), où BEES ONG effectue beaucoup d’actions et où les activités des communautés sont étroitement liées aux conditions environnementales.
L’atelier a aussi permis de mieux cerner la place que la société civile peut occuper dans ces discussions. BEES ONG y a souligné l’importance de disposer d’informations accessibles et rigoureuses pour éclairer les décisions relatives aux solutions envisagées face aux changements climatiques. À travers cette participation, BEES ONG poursuit sa démarche de veille sur les questions environnementales, afin de mieux appréhender les évolutions susceptibles d’influencer la conservation des écosystèmes et le bien-être des communautés au Bénin.

